miércoles, 24 de marzo de 2010

oc



Gaston Phébus (1331-1391): Devint en 1343 Comte de Foix et seigneur de Béarn sous le nom de Gaston III. Prit le surnom de Phébus (soleil) pour illustrer sa blondeur et son désir de puissance. C'était un homme d'état puissant et indépendant, passionné de chasse et ... de femmes. C'est pour se faire pardonner ses nombreuses infidélités qu'il écrivit ce chant destiné à son épouse retirée dans sa famille en Espagne.

Voici la graphie réelle du texte, celle de l'époque de Gaston Phébus
traduction de " amoretas " = belles amours

Se canta...

Repic (refrain) : se canta, que cante !
canta pas per ieu,
canta per ma mia
qu'es al luènh de ieu.

Dejos ma fenèstra
I a un auselon
Tota la nuèch canta
Canta sa canson.

Aquelas montanhas
Que tan nautas son
M'empàchan de veire
Mas amors ont son
Baissatz-vos montanhas !
Planas auçatz-vos !
Per que posqui veire
Mas amors ont son.
Aquela montanhas
Tan s'abaissaran
Que mas amoretas
Se raprocharan.
Dejoust ma fenestro,
Y a un aouselou,
Touto la neit canto,
Canto pas per yèou.
(refrain)
Se Canto, que canto ?
Canto pas per yèou,
Canto per ma mio
Qu’es al leng de yèou.
Al founso de l’horto
Y a un amelié
Que fa de flous blancos
Coumo de papie
Aquelos flous blancos
Faran d’amellous
Per rampli las pochos
De yèou e de vous.
Aquelos mountagnos
Que tan hautos soun
M’empachoun de vèire
Mas amours ount soun.
Aquelos moutagnos
S’en abaissaran
E mas amouretas
Se raproucharan
Sous ma fenêtre,
Il y a un petit oiseau ;
Toute la nuit il chante,
Il ne chante pas pour moi,
(refrain)
S'il chante, que chante t'il ?
Il ne chante pas pour moi
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.
Au fond du jardin
Il y a un amandier
Qui fait des fleurs blanches
Comme du papier.
Ces fleurs blanches
Feront des amandes
Pour remplir les poches
Les miennes et les vôtres.
Ces montagnes
Qui sont si hautes
M'empêchent de voir
Mes amours où elles sont.
Ces montagnes
S'abaisseront
Et mes amourettes
Se rapprocheront.

No hay comentarios: